Picoseconde : cible, indications et suites
Picoseconde décrit la durée d’impulsion : 1 picoseconde vaut un millième de nanoseconde. Les appareils utilisent notamment 532, 755 ou 1 064 nm selon le modèle, pour cibler mélanine ou pigments de tatouage.
La picoseconde désigne une durée d’impulsion ; les longueurs d’onde dépendent de l’appareil.
| Paramètre | Donnée |
|---|---|
| Longueurs d’onde | 532 / 755 / 1064 nm |
| Cible optique | mélanine, pigments de tatouage |
| Action | Non ablatif : ne réalise pas le relissage par ablation de surface. |
| Suites visibles | Suites variables selon l’acte et les réglages, précisées en consultation. |
| Profondeur et niveau d’action | La durée picoseconde ne décrit pas une profondeur. Celle-ci dépend de la longueur d’onde, de la cible et du mode optique utilisé, comme pour les autres lasers pigmentaires. |
Ce schéma compare des longueurs d’onde sur une échelle logarithmique. La longueur d’onde ne donne pas, à elle seule, une profondeur de traitement.
Phototype et risque pigmentaire
| Phototypes | Point à discuter |
|---|---|
| Tous phototypes, de I à VI | Des hypo- et hyperpigmentations sont décrites y compris avec les impulsions picosecondes ; risque dépendant de la longueur d’onde. |
Le bronzage et les paramètres comptent aussi. Les sources ne donnent pas de score de risque universel par phototype.
| Phototypes | Ce qui change |
|---|---|
| I-II | La courte impulsion ne supprime pas les risques de cloques, croûtes, hyperpigmentation ou hypopigmentation. |
| III-IV | La longueur d’onde et la mélanine de l’épiderme doivent être prises en compte ; les différents modèles ne partagent pas un risque identique. |
| V-VI | Les changements de pigmentation sont décrits même avec cette technologie. Un phototype foncé demande une sélection de la longueur d’onde et des paramètres, sans garantie liée au terme picoseconde. |
Dans quels traitements intervient cette technologie ?
Mélasma : Seconde ou troisième intention, après photoprotection et traitements dépigmentants ; récidive/aggravation possibles.
Suites et effets indésirables
Suites variables selon l’acte et les réglages, précisées en consultation.
Effets indésirables documentés : dyschromies, cicatrices, brûlures ou cloques.
Contre-indications et points de report
L’examen tient compte du bronzage, des médicaments et de l’état de la peau. Les actes esthétiques pendant la grossesse demandent une appréciation médicale ; les données ne valident pas leur sécurité de façon générale.
Une lésion pigmentée suspecte doit être diagnostiquée avant un traitement destructif. Pour les taches pigmentaires, le traitement se discute sur une peau non bronzée avec protection solaire.
Qui peut utiliser cet appareil ?
Pour un traitement dermatologique médical, le diagnostic et l’acte relèvent du médecin. L’épilation non thérapeutique par laser ou IPL dispose d’un cadre distinct ouvert aussi aux infirmiers et professionnels de l’esthétique qualifiés, avec les conditions de formation prévues par les textes.
Le droit de pratiquer dépend de l’acte, pas du seul nom de l’appareil.
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Comprendre la technique et ses différences
Les impulsions très courtes favorisent une action mécanique sur de petites particules pigmentées. La longueur d’onde reste décisive pour l’absorption par les pigments. Les résultats des études de détatouage ne deviennent pas un taux d’efficacité pour les taches du visage. Les couleurs d’un tatouage peuvent répondre différemment et l’examen tient compte de la peau autour du pigment. Pour les taches brunes, le diagnostic sépare les lentigos du mélasma ; la courte durée ne supprime pas le risque de récidive ou de dyschromie. Le choix entre Q-switched et picoseconde porte donc sur la cible et le protocole, autant que sur la durée d’impulsion.
Appareils et noms commerciaux
La revue de 2016 décrit PicoSure de Cynosure à 755 nm avec option 532 nm et PicoWay de Candela à 532 et 1 064 nm. Ce sont les configurations étudiées dans cette publication ; le modèle et ses modules précisent les caractéristiques d’un appareil actuel.
Ces noms identifient des technologies et des configurations ; ils ne constituent pas une recommandation de marque.
Questions fréquentes
Comment fonctionne le laser pour le détatouage ?
La lumière est absorbée par des particules de pigment. Les impulsions courtes favorisent leur fragmentation, puis leur élimination par l’organisme. La longueur d’onde influence les couleurs ciblées ; le nombre de séances dépend du tatouage et de la peau, sans résultat uniforme.
Quel est le meilleur laser pour le détatouage ?
Q-switched et picoseconde sont deux technologies employées. La couleur et la composition de l’encre, le phototype et les longueurs d’onde disponibles comptent dans le choix. Les résultats d’une configuration ou d’un type de tatouage ne suffisent pas à classer tous les appareils.
Comment enlever les taches brunes avec le laser ?
La consultation identifie d’abord la tache. Des lasers pigmentaires peuvent traiter certains lentigos. Un mélasma demande une stratégie différente, avec photoprotection et traitements locaux avant de discuter un appareil. Une lésion suspecte doit être examinée avant un traitement destructif.
Comparer avec les technologies voisines
- Q-switched Nd:YAG 532 / 1 064 nm
- IPL, lumière intense pulsée (ce n’est pas un laser)
- Fractionné non ablatif 1 550 nm
Lire les fiches par indication
Le choix du laser se décide en consultation médicale, après examen de la peau.
Sources : Arrêté du 6 janvier 1962 fixant liste des actes médicaux ne pouvant être pratiqués que par des médecins ou pouvant être pratiqués également par des auxiliaires médicaux ou par des directeurs de laboratoires d’analyses médicales non médecins (2024-05-27) ; Décret n° 2024-470 du 24 mai 2024 relatif aux actes d’épilation à la lumière pulsée intense et au laser à visée non thérapeutique (2024-05-27) ; Arrêté du 19 février 2025 relatif aux caractéristiques de la formation obligatoire pour la réalisation des actes d’épilation à la lumière pulsée intense ou au laser à visée non thérapeutique (2026-08-13) ; Energy-Based Devices for the Treatment of Facial Skin Conditions in Skin of Color (2024) ; Cosmetic Considerations in Dark-Skinned Patients (2024) ; A review of the safety of cosmetic procedures during pregnancy and lactation (2017) ; Standard Guidelines of Care: Performing Procedures in Patients on or Recently Administered with Isotretinoin (2017) ; Husain & Alster : The role of lasers and intense pulsed light technology in dermatology (2016-02-04) ; An Update on New and Existing Treatments for the Management of Melasma (2024) ; Lasers in tattoo and pigmentation control: role of the PicoSure laser system (2016) ; SFLD : Laser et peaux foncées, mates (2023-05-23) ; SFLD : Couperose ou rosacée (2023-05-23) ; SFLD : Laser épilatoire (2023-05-23) ; SFLD : Laser fractionné ablatif (2023-06-29) ; SFLD : Lasers dits fractionnés non ablatifs (2023-05-23) ; SFLD : Taches pigmentaires (2023). Références vérifiées les 8 et 10 octobre 2026.
Prix relevé : consulter les tarifs par acte et par structure, relevés le 10 octobre 2026.