Laser Visage

CO2 conventionnel : cible, indications et suites

Le CO2 émet à 10 600 nm et cible l’eau de la peau. En relissage conventionnel du visage, la SFLD décrit une cicatrisation en 10 à 15 jours ; une rougeur peut rester 2 à 3 mois.

CO2 conventionnel cible eau.

Fiche technique
Paramètre Donnée
Longueurs d’onde 10600 nm
Cible optique eau
Action Ablatif : retire des zones de tissu cutané.
Suites visibles 15 jours. Relissage conventionnel CO2 du visage ; repère SFLD, pas délai de cicatrisation de toute lésion.
Profondeur et niveau d’action Ablation progressive de l’épiderme par passages successifs, avec effet thermique sur le derme. La profondeur retirée dépend de l’énergie, des impulsions et du nombre de passages, pas d’un nombre fixe de millimètres.
CO2 conventionnel sur le spectreVisibleInfrarouge53259581010641550294010600400 nm12 000 nm
En brun : 10600 nm. Axe logarithmique commun aux fiches. La bande IPL dépend des filtres ; les points des lasers indiquent les longueurs d’onde décrites. Sur mobile, faites défiler le schéma si nécessaire.

Ce schéma compare des longueurs d’onde sur une échelle logarithmique. La longueur d’onde ne donne pas, à elle seule, une profondeur de traitement.

Phototype et risque pigmentaire

Phototypes : ce qui guide les réglages
Phototypes Point à discuter
Tous phototypes, de I à VI L’hyperpigmentation post-inflammatoire après resurfaçage ablatif est une préoccupation accrue sur les peaux foncées.

Le bronzage et les paramètres comptent aussi. Les sources ne donnent pas de score de risque universel par phototype.

Risque pigmentaire : repères par groupe
Phototypes Ce qui change
I-II La faible pigmentation de ces peaux ne supprime pas les risques de rougeur, infection, cicatrice ou modification de couleur après ablation.
III-IV L’hyperpigmentation après inflammation prend davantage de place dans le choix des paramètres et des soins ; le bronzage s’évalue séparément du phototype.
V-VI Le relissage ablatif expose à des troubles pigmentaires plus importants sur les peaux foncées. La technique, la densité des impacts et les alternatives non ablatives sont discutées en consultation.

Dans quels traitements intervient cette technologie ?

Suites et effets indésirables

15 jours. Relissage conventionnel CO2 du visage ; repère SFLD, pas délai de cicatrisation de toute lésion.

Effets indésirables documentés : dyschromies, cicatrices, brûlures ou cloques.

Contre-indications et points de report

L’examen tient compte du bronzage, des médicaments et de l’état de la peau. Les actes esthétiques pendant la grossesse demandent une appréciation médicale ; les données ne valident pas leur sécurité de façon générale.

Pour un traitement ablatif, les troubles de cicatrisation et les antécédents de chéloïdes sont évalués. Un herpès actif dans la zone conduit à repousser la séance. L’isotrétinoïne actuelle ou récente est à signaler : les données ne justifient pas un report systématique de tous les lasers, mais la prudence est spécifique au relissage totalement ablatif.

Qui peut utiliser cet appareil ?

Pour un traitement dermatologique médical, le diagnostic et l’acte relèvent du médecin. L’épilation non thérapeutique par laser ou IPL dispose d’un cadre distinct ouvert aussi aux infirmiers et professionnels de l’esthétique qualifiés, avec les conditions de formation prévues par les textes.

Le droit de pratiquer dépend de l’acte, pas du seul nom de l’appareil.

Lire le tableau des actes et des qualifications

Comprendre la technique et ses différences

Le mode conventionnel traite une surface continue. Il diffère du CO2 fractionné, qui conserve des espaces de peau entre les micro-impacts. Dans les deux cas, l’eau absorbe la lumière et les tissus sont vaporisés. Le CO2 crée aussi un effet thermique autour de l’ablation. Une cicatrice en creux et une rougeur de cicatrice ne demandent donc pas la même action : la première peut faire discuter un relissage, la seconde un laser vasculaire. La récupération comprend des soins locaux et une phase de cicatrisation ; le délai avant reprise des activités ne se confond pas avec la disparition de la rougeur.

La cicatrisation du relissage conventionnel CO2 est décrite en 10 à 15 jours par la SFLD. La rougeur peut persister 2 à 3 mois : reprendre des activités et retrouver la couleur initiale ne sont pas la même étape.

Appareils et noms commerciaux

UltraPulse de Lumenis est une plateforme CO2. AcuPulse de Lumenis est aussi cité dans la littérature. Les pièces à main et modes employés distinguent le relissage conventionnel du fractionné ; le nom de la plateforme ne décrit pas à lui seul le traitement.

Ces noms identifient des technologies et des configurations ; ils ne constituent pas une recommandation de marque.

Questions fréquentes

Comment fonctionne un laser CO2 ?

Sa lumière à 10 600 nm est absorbée par l’eau. Cette énergie chauffe puis vaporise une partie des tissus. Les passages et les impulsions déterminent l’ablation et l’effet thermique ; le médecin adapte ces paramètres à la lésion, à la surface et à la peau.

Quel laser pour les rides ?

Les lasers CO2 et Er:YAG peuvent traiter des rides par relissage. Le fractionné ablatif et le fractionné non ablatif sont d’autres approches. Leur place dépend de la profondeur des rides, de la récupération acceptée et du risque pigmentaire ; ils ne traitent pas tous les mécanismes du vieillissement.

Qu’est-ce que le laser fractionné ?

Le terme décrit une répartition du traitement en micro-zones séparées par de la peau préservée. Un CO2 peut fonctionner en mode fractionné, mais le fractionnement existe aussi avec d’autres lasers. Il faut donc préciser la longueur d’onde et le caractère ablatif ou non ablatif.

Comparer avec les technologies voisines

Lire les fiches par indication

Le choix du laser se décide en consultation médicale, après examen de la peau.

Sources : Lumenis : UltraPulse CO2 (date non précisée) ; Arrêté du 6 janvier 1962 fixant liste des actes médicaux ne pouvant être pratiqués que par des médecins ou pouvant être pratiqués également par des auxiliaires médicaux ou par des directeurs de laboratoires d’analyses médicales non médecins (2024-05-27) ; Décret n° 2024-470 du 24 mai 2024 relatif aux actes d’épilation à la lumière pulsée intense et au laser à visée non thérapeutique (2024-05-27) ; Arrêté du 19 février 2025 relatif aux caractéristiques de la formation obligatoire pour la réalisation des actes d’épilation à la lumière pulsée intense ou au laser à visée non thérapeutique (2026-08-13) ; Energy-Based Devices for the Treatment of Facial Skin Conditions in Skin of Color (2024) ; Cosmetic Considerations in Dark-Skinned Patients (2024) ; A review of the safety of cosmetic procedures during pregnancy and lactation (2017) ; Standard Guidelines of Care: Performing Procedures in Patients on or Recently Administered with Isotretinoin (2017) ; Husain & Alster : The role of lasers and intense pulsed light technology in dermatology (2016-02-04) ; Lasers in tattoo and pigmentation control: role of the PicoSure laser system (2016) ; SFLD : Traitement par laser CO2 pour une indication médicale (2023-05-23) ; SFLD : Laser et peaux foncées, mates (2023-05-23) ; SFLD : Couperose ou rosacée (2023-05-23) ; SFLD : Laser épilatoire (2023-05-23) ; SFLD : Laser fractionné ablatif (2023-06-29) ; SFLD : Lasers dits fractionnés non ablatifs (2023-05-23) ; SFLD : Taches pigmentaires (2023) ; SFLD : Relissage cutané par laser Erbium et CO2 (2023-05-23). Références vérifiées les 8 et 10 octobre 2026.

Prix relevé : consulter les tarifs par acte et par structure, relevés le 10 octobre 2026.

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